Accueil

Consultants identifiez-vous

Articles


  • article |

L’empathie multiculturelle

«  Les gens ont quelque chose en commun : ils sont tous différents  », Robert ZEND.

Pourquoi aller à la rencontre de nouvelles ethnies, de nouveaux territoires ?
Qu’est-ce que la capacité d’acculturation ?
Quelles sont les qualités fondamentales pour pouvoir s’accoutumer et s’épanouir au sein d’autres cultures ?

Partir à l’étranger pour découvrir le monde, se confronter à d’autres modes de pensée pour mieux conscientiser son propre conditionnement culturel et ne pas rester cloisonné dans un environnement trop étroit…

A l’heure où sonne le glas de l’autarcie planétaire et du repli sur soi, à l’heure où les frontières des territoires s’abolissent pour construire un monde d’échanges, à l’heure où certaines entreprises expatrient leurs salariés pour grandir…, l’individu est obligé de s’adapter à l’élargissement de son horizon, de ses champs d’actions habituels…, pour rester en accord avec une société mouvante, fluctuante qui prêche la multiculturalité et l’universalisme.

L’être humain est, en effet, au cœur des problématiques que soulève la mondialisation : les échanges socio-économiques ne peuvent se concrétiser que s’ils s’accompagnent d’une véritable interaction entre les peuples, d’échanges intellectuels, artistiques, sociologiques, éthiques, philosophiques… La globalisation n’a de sens que si elle participe à la compréhension mutuelle de nos visions du monde, nos convictions, nos règles, nos rituels, nos mentalités… Et il s’agit de les faire coexister idéalement dans un soucis d’harmonie, de tolérance réciproque et de solidarité.

Dès lors, la notion d’empathie multiculturelle devient un enjeu fondamental pour opérer une acculturation réussie (processus par lequel un individu assimile une autre culture que la sienne) : l’écoute de l’autre, la capacité à comprendre au-delà des mots et l’aptitude à accepter des formes de pensée différentes sont des atouts essentiels pour s’acclimater à de nouveaux territoires et à des individus inconnus.

Nous avons une perception subjective de notre propre culture qui peut entraver notre appréhension de l’autre et nous empêcher d’admettre et comprendre ses opinions, sa vérité.

L’échange passe par la construction d’un langage commun, la capacité de recevoir et d’accepter l’apport d’autrui, l’humilité, la curiosité, la connaissance de soi et la prise de recul.

La qualité et la richesse des échanges demandent une certaine force mentale pour accomplir une intégration réussie en conservant son identité et en assimilant des croyances nouvelles.

Afin que l’effacement des frontières tende vers un humanisme triomphant et mobilisateur, il est nécessaire de nous consacrer à la dimension humaine ; et ce même avec nos préoccupations économiques de rentabilité et notre volonté d’être compétitifs.

Il est essentiel de communiquer avec nos prochains, de diffuser réciproquement et équitablement nos valeurs pour bénéficier individuellement et collectivement de cette internationalisation, pouvoir partager nos connaissances et grandir, car comme le dit Pierre JOLIOT « Le progrès naît de la diversité des cultures et de l’affirmation des personnalités ».

Ajouter un commentaire
[Obligatoire] :
[Obligatoire] :